CATSECRET : ARTICLES DE PRESSE

 ARTICLES PRESSE (by) CATSECRET
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CATSECRET@ PRESS
 
LES FILLES DES FUMETTI (ou) "Les Rêves Interdits"
Pour Roomantic@ Directeurs du site : Cha & Topper.
 
Pour situer l’impact érotique des fumetti (BD érotiques italiennes au format de poche) il faut les recadrer dans leur époque. C’est à dire juste avant l’année 1968. Le marché de la presse érotique, appartenant alors à un monopole, de deux magazines pour adultes. Playboy, magazine américain (édité par Hugh M. Hefner.) Et Lui, magazine français (édité par Daniel Filipacchi.) Ces deux parutions pour adultes, l’une et l’autre, ne montrant pas le sexe féminin. L’habile cadrage des photographes, éludant avec art, la toison pubienne féminine. A cette époque, interdite, par la censure. Sauf dans la version, originale, américaine de Play-Boy (censurée en France.) Ce fut en ce temps-là, qu’une poignée d’hommes de génie, décida de se battre : contre la censure. Et de révolutionner l’image érotique de la femme. Pour l’inscrire, d’une façon plus moderne, dans le XXème siècle. Anticipant ainsi, la libération sexuelle, des années 68. Par les aventures de simples filles : de papier.
 
L’éditeur de génie, qui allait lancer le pavé dans la mare, avait pour nom : Eric Losfeld. En éditant le premier album, de Barbarella dessiné par J.C Forest, les Editions du Terrain Vague (appartenant à Eric Losfeld) ouvraient soudain une brêche. Dans le monde de l’Edition. Mais aussi dans l’Erotisme, et dans l’histoire sociologiquement, de la condition féminine. Editeur de génie et de talent, Eric Losfeld publiait dans la foulée trois autres ouvrages, considérés comme majeurs. Outre le personnage de Barbarella (dont le modèle initial, fut Brigitte Bardot, avant Jane Fonda au cinéma) la petite boutique, des Editions du Terrain Vague, éditait deux autres albums. Jodelle, dessiné par Guy Pellaert sur un texte de Pierre Bartier (dont l’héroïne empruntait les traits de Sylvie Vartan.) Et Scarlett Dream, dessiné par Gigi sur un texte de H.Moliterni (dont les traits de l’héroïne, bien avant le 5ème Elément, annonçaient la Lilou d’E.Besson.) Les puristes et les exégètes ajouteront, à cette liste exhaustive, deux autres ouvrages moins connus. Mais entrant aujourd’hui dans la légende. Pravda la Survireuse, du même G.Pellaert, texte de Pascal Thomas (dont les traits empruntaient, à une autre icône des années pop, la chanteuse Françoise Hardy.) Et le tout premier album, d’un certain P.Druillet, faisant ses premiers pas. Les Aventures de Lone Sloane (dont le graphisme talentueux, avec le découpage psychédélique et révolutionnaire dans les cadres, allait bouleverser d’un coup : toutes les normes classiques de la B.D de Science-Fiction.) Ces trois ouvrages furent publiés entre 1967 et 1968. C’est à dire quasi-concomitamment, pour le public des magazines érotiques, avec la toute première apparition : d’Isabella, en 1966. La petite héroïne délurée et perverse, au format de poche, des premières parutions des fumetti en France. Elle-même déjà précédée, du légendaire sulfureux 1er personnage, qui ouvrait la collection : Diabolik. Au début des années 60.
 
La forme discrète, très amusante et très pratique, de ces B.D érotiques de poche au prix dérisoire, aux dessins en N&B imprimés sur papier à bon marché, dont le récit suggestif et très fripon se déroulait à deux vignettes par page, très simples à lire, fit le succès des Editions Elvipresse. Dont le seul lectorat fut, dans un premier temps, principalement les potaches. Puis le public des romans de gare. Avant de rentrer, rapidement, dans l’usage courant. Jusqu’à les trouver encore, aujourd’hui à côté des manga, dans les kiosques à journaux. C’est ici sans doute, qu’il faut faire un flash-back, pour mieux comprendre. A la fois le phénomène. Et la chronologie exacte qui y amena.
 
Comment les fumetti, historiquement, envahirent le marché : reste un mystère. Du moins, à première vue. Si l’on ne tient pas compte, de l’apport plus discret, de deux hommes de talent. Claude Moliterni et Henri Filippini. Rédacteurs de trois revues, devenues cultes, dans le domaine de la B.D. Dont le contenu révélait en 1ère exclusivité, c’est à dire au tout début des années 70 dans la revue Pogo (devenue en 2° Edition Poco), l’oeuvre de dessinateurs américains. Encore totalement inconnus en France. Tels que le Spirit de Will Eisner. B.C de Johnny Hart. Pogo, de Walt Kelly. Ou le célèbre Andy Capp, rendu depuis célèbre, par la chanson des Rita Mitsuko. Trois autres revues initiées, déjà à cette époque par le même tandem, voyaient ainsi le jour. Creepy, Eerie, et Vampirella. Editées par les Editions Publicness. Dont le fleuron reste, la 1ère édition aujourd’hui introuvable, d’un certain Corto Maltese. Format à l’italienne, aux dessins en N&B, sous couverture couleur. D’un dessinateur vénitien, inconnu du grand public en France, signant du nom de : Hugo Pratt. Ce fut à cette même période, parallèlement aux parutions des Editions Publicness, que commença à circuler la revue Charlie. Magazine de B.D, pour tout public, des Editions du Square. Reprenant les aventures de Li’l Abner, de l’américain Al Capp. Snoopy, de Charles Schulz. Mais aussi les aventures coquines, de Roméo Brown, et les enquêtes érotiques, de Modesty Blaise, dessinées par Jim Holdaway. Les récits sulfureux de Guido Buzzelli. Avec les premières planches, d’un duo prolifique, du nom de Lob et Pichard. Dont l’oeuvre allait alimenter, avec l’apport alternatif de Wolinski, l’essentiel de la production : des Editions du Square. Blanche Epiphanie, Paulette, Submerman, Ténébrax, Caroline Choléra, et le fameux voyage (version érotique) du légendaire Ulysse. Ce mouvement insouciant, de libération de l’érotisme dans la B.D, trouvant son apogée. Via, L'Italie. Dans les fumetti.
 
C’est ainsi, par Isabella... la première Eve dans le genre (selon Jacques Sadoul) que commencerait l’histoire.
 
Partie de France en 1962, avec le personnage de Barbarella, la vague d’érotisme qui depuis trois ou quatre ans déferlait sur le monde occidental, du moins sur le plan de la bande dessinée, allait trouver son épanouissement en Italie en se démocratisant. D’un coup, le monde découvrait que les femmes (à travers les héroïnes, très coquines, de ces B.D érotiques) pouvaient aller les seins nus et le popotin à l’air. N’hésitant pas, à faire l’amour, n’importe quand. Dans n’importe quelle circonstance. Et surtout, avec qui, elles voulaient. Sadoul rappelle à juste titre, que le sexe employé à l’état brut pour un public essentiellement adulte, fit son apparition dans la bande dessinée, avec la 2ème Guerre Mondiale. "On publia des comic-books pour les G.I., à travers des héros tels que Le Fantôme ou Tarzan, qui reprenaient tous les codes de la virilité. Mais avec des attributs virils disproportionnés constamment exposés à l’air libre" (sic.) Tandis que Milton Caniff, dans ses BD pour G.I., dessinait d’adorables pin-up. Puis dès la fin de la guerre, la firme Nutrix lança des fascicules, dont le contenu à l’évidence, reposait sur des perversions sexuelles. Tels que le sado-masochisme. On découvrait ainsi, un monde soudain étrange où l’amour pouvait se faire, au moyen d’un fouet. (Faisant passer cet acte, pour un amusement comparativement à la torture, pratiquée pendant la guerre.) Puis parallèlement, dans divers pays aussi bien d’Europe, que d’Amérique du Sud. Une floraison : de B.D. De sous-qualité. Purement pornographiques. Où l’acte sexuel était, très grotesquement représenté, à longueur de magazine. Puis plus tardivement, l’apparition des undergrounds comics où la pornographie, n’est plus une fin en elle-même. Mais un moyen de critique, sociale de la société, et des tabous traditionnels. Ces dernières productions, n'ayant rien d’érotique, dans leurs excès. Offrant le seul avantage, en entrant dans le cadre général de la B.D, de contribuer à l’élargir. Avant de donner des oeuvres valables. Quoiqu’il en soit, cette réaction d’une nouvelle génération d’auteurs contre la B.D classique et asexuée, à travers ce vecteur tout public pour contester peut-être l’ordre établi, était finalement très saine. Renouant avec la grande tradition, du roman populaire, de la fin du XIXème siècle. Les premiers magazines d’aventures (pulps-fiction) s’inspirant des règles classiques de la littérature populaire. C’est ce que comprirent les auteurs des fumetti, réagissant contre les règles de cet arbitraire, qui n’hésitèrent pas à créer des héroïnes. Moins conformistes. Dans des récits souvent audacieux. Où les poncifs du genre, pour mieux les retourner, étaient scrupuleusement respectés. Pour mieux en pervertir la fausse niaiserie. De l'hypocrisie, du regard social, porté sur les femmes. Et c’est ainsi, qu’un beau jour de grâce, d’un fumetti naquit : Isabella, en 1966.
 
Reprenant les prérogatives dues à son sexe : le charme, l’humour, le non conformisme, le libre choix de ses partenaires amoureux, revendiquées avant elle par la désormais illustre nymphomane du cosmos, sa consoeur Barbarella (publiée par V-Magazine de 1962 à 1964, avant l’interdiction de la censure, de l’album de Losfeld à l’affichage) apparaîssait ainsi la douce Isabella. "Très jeune, très belle, très peu vêtue, et entourée d’ennemis (ainsi que la décrit Sadoul) cette jolie enfant passait, des bras de ses amants aux mains de ses bourreaux, avec une aisance déconcertante." Non pas dans le cosmos, mais aux temps terribles de l’Inquisition, qui la soumit ainsi : à mille supplices. En raison de son succès, quasi-immédiat au bout de dix numéros, la parution de ses aventures passa à deux numéros par mois, pour le public en Italie. Avant son adaptation au cinéma sous le titre : "Viva Isabella !"
 
C’est à partir d’Isabella, que les Editions Elvipresse, lançèrent ainsi une série : de titres. Dont nous ne retiendrons que les plus fameux. Isabella, Jacula (charmante femme-vampire blonde, qui a le mérite d’avoir devancé l’apparition de la femme-vampire brune Vampirella aux USA, celle qui eut le plus de succès des deux en France, demeurant la blonde Jacula), Lucrezia, Angelica (le poncif du genre, violée, fouettée, torturée, sauvée in-extremis par un beau gars, à qui elle se donne), Messalina, Saffo, (mes deux préférées, perso, avec Isabella et Jacula) Jungla (sous titrée : la vierge africaine, en fait une jolie brunette italienne qui tient à sa virginité, dont tous les amants meurent), Walalla (l’indienne blonde, en opposition à Vartàn l’indienne blanche, moins bien réussie qu’Isabella), Joanna Zip, Hessa (fille d’un père nazi, sadique et incestueux, et d’une mère nymphomane et droguée, Hessa prise dans la tourmente de la chute de l’empire hitlérien, vit des aventures d’une rare violence, où la cruauté le dispute au sadisme), Genius, Justine, Helga (les histoires les plus sadiques de la collection Elvipresse avec les aventures de la douce et jolie Saffo), Terror (histoires médiévales, de jolies femmes adorables et perverses, jouant avec le fantastique), Teodora, Bora-Bora, Goldrake paru aussi sous le titre Goldboy (agent secret play-boy n°1, accompagné de la délicieuse Ursula, dans son univers dangereux), Mirna (compagne du justicier Genius, du même dessinateur que Jolanda, avec un art des ombres dans le récit qui rappelle parfois les gravures, fin du XIXème siècle) et Jolanda de Almaviva (le top avec Valentina, de Guido Crepax, selon Jacques Sadoul.) Nous ne pourrions achever ce digest, des parutions d’Elvipresse, sans en citer les deux titres initiateurs : Diabolik et Satanic. Alors que paraîssait, aux Editions Arédit, une version de Coplan (dessinée par Richard-Bessières.) Et une version, d’OSS 117, très classieuse (dessinée par Alain Tercinet qui signera, Et on tuera tous les Affreux adaptation dessinée du célèbre roman de Boris Vian, aux Editions du Terrain Vague.) Deux héros français, opposés côté italien, à deux super-criminels. Kriminal (plus justicier en fait que criminel) et Zakimort (sa collègue féminine). La palme revenant, à l’effroyable démon femelle, qu’est Satanic (ce dernier titre, dessiné par le talentueux Magnus auteur en 1986 d’un cultissime album aux Editions Albin-Michel/L’Echo des Savanes, Les 110 Pilules.) Les Editions de l’Echo des Savanes, à partir des années 1980, lançant leur propre collection (dans laquelle on notera, la jolie Sally Forth, de l’américain Wallace Wood.)
 
C’est grâce aux fumetti, que le public français, devait ainsi découvrir : La Casa Mata. Et la jolie Bianca. Le premier album, édité par Milano Libri Edizioni (diffusé en France par Futuropolis). Et l’oeuvre d’un certain Guido Crepax. Dont le style du dessin, dans l’univers élégant du sado-masochisme mis au féminin, à ce jour reste inégalé. Avec ses héroïnes, tendres et jolies, qui le traversent. Bianca (La Casa Mata.) Anita (Une Storia Possibile.) Valentina (Valentina, Diario di Valentina, La Loi de la Pesanteur, etc.) Emmanuelle (adaptation du roman d’E.Arsan.) Et enfin la somptueuse, et légendaire, adaptation en bande-dessinée : d’O. Les Editions Publicness publiant, à la même époque, un petit opuscule qui fit date : Déboires d’Outre-Tombe, de Loro, auteur de Sweet Delice (Ed. du Cygne) concomitamment avec les aventures, peuplées des pin-up délirantes, dans l’univers de polar d’Abel Dopeulapeul (Ed. Dargaud.)
 
Nous ne pourrions terminer, ce modeste Digest de la B.D Erotique, sans citer les années 1980. Et les trois meilleures maisons d’Edition, à la base de la publication, de quelques autres oeuvres incontournables.
 
Milo Manara, le Michel-Ange contemporain comme j’aime à le dire, du corps féminin. Et ses oeuvres-maîtresses. Le Déclic et le Parfum de l’Invisible (Ed. Albin-Michel.) Un maître, de l’illustration érotique en France, Georges Levis. Liz et Beth (Ed. du Marquis), L’Ecole des Biches et Les Petites Filles Modèles (Ed. Dominique Leroy.) Deux dessinateurs, très proches, du style Elvipresse : W.G. Colber et sa trilogie (Cléo aux Ed. Ciel, ainsi que Lydia et Nado, aux Ed. Cap.) avec Alan Davis (Billy and Betty aux Ed. Cap.) Le talentueux Paul Gillon et son cycle La Survivante (Ed. Dargaud.) Un petit nouveau parmi les anciens, Jacques Géron, et son cycle Brigade Mondaine, adapté de l’oeuvre de G. de Villiers. Le Marché aux Orphelines, La Cité des Disparues, Le Cygne de Bangkok (Ed. Livre Essor), avec un album devenu incunable, très hot, Les Nuits Chaudes de Rangoon (Ed. du Marquis.) Pour la petite histoire, côté humour, nous noterons le cultissime : Nathalie la petite hôtesse (Ed. Dessis), version érotique de Natacha hôtesse de l’air de F.Walthéry aux Ed. Dupuis, de Jaap de Boer et Joop Van Linden. Egalement auteurs d’un album, moins connu, version brune de la blonde Natacha. Magali la petite infirmière (Ed. Dessis.)
 
Il me plaît d’ailleurs, assez de terminer, sur cette note d’humour. Et de boucler la boucle, avec ce clin d’oeil à Barbarella, par-delà les années 68. Après la révolution technologique du téléphone portable, comme le discret fumetti que l’on met dans sa poche, l’Erotisme du XXIème siècle (sous la forme de textes érotiques suggestifs) se trouve dans des forums féminins, que l’on consulte en cachette. L’héroïne n’est plus la pin-up inaccessible, mais la jolie inconnue dans la rue ou la charmante voisine coquine, que l’on peut contacter en webcam. Ou en msn. N’importe où. N’importe quand. Sur son pc, son portable, ou son palm.
 
La censure n’y peut rien. L’érotisme et ses rêves interdits, passant les murs et les mers, reliera toujours les hommes et les femmes. Au-delà des frontières et des tabous. Les plus grands détracteurs du sexe, comme les plus grands dictateurs, ne pourront jamais rien faire contre.
 
Aujourd’hui au Japon, la mode des mangas hentaï ressuscite, les jolies filles de papier.
 
Le soleil se lève aussi : à l’Est.
 
 
 
 
Mai 2009.
 
CATSECRET The Original@ne
 
LES FILLES DES FUMETTI.
Statistic Roomantic.fr : About... 24.000 readers, March 2014.
Not Included, Statistic Visitors & Readers Year 2015 & 2016.
 
PETITE BIBLIOTHEQUE.
(Oeuvres : de référence.)
 
Les Chefs-d’Oeuvre de la B.D.
Edition Anthologie Planète, Paris 1967.
 
Les Filles de Papier, by Jacques Sadoul.
Les Editions Elvifrance, 1° Edition 1971.
 
Pin-Up, Modest History by Mark Gabor.
Les Editions Pan Books London, 1973.
 
Petite Histoire de l’Erotisme dans la B.D.
Henri Phillipini. Les Editions Glénat, 1988.
 
Les Chefs-d’Oeuvre de la B.D Erotique.
Editions Rombaldi, 1° Tome Edition 1988.
Encyclopédie Complète 13 Tomes Parus.
 
 
 
 
LA LANTERNE MAGIQUE@
"Petit Diaporama du Cinéma Erotique"
Article Pour Le Magazine Roomantic@
 
 

 
LA GENESE :
(Les 3 Eves.)
 
La féline Musidora (1884-1957), dans son collant noir d’Irma Vep des Vampires de Louis Feuillade, créa la première silhouette sexy : à l’écran. Inspirant dans la chronologie, de l’histoire du Cinéma Erotique, la légende outre-atlantique de Theda Bara (anagramme de : "Arab Death", 1890-1955.) La 1ère "vamp" de l’écran, slogan construit par la Fox, pour lancer sa vedette : "Le plus célèbre des vampires, dans son rôle le plus osé, apportant ruines et désastres à des milliers d’hommes."
 
Toutes les deux, silhouettes très sages, avant la sortie : d’Extase (1933). Le 1er film public, classifié comme érotique, par la censure de l’époque. Oeuvre de Gustav Machaty (1901-1963), réalisateur d’un précédent dans le genre, tombé dans l’anonymat : Erotikon (Seduction, 1929.) Son film Extase, entrant dans la légende cinématographique, pour l’apparition : d’une femme nue. Rôle interprété, par une illustre inconnue, du nom d’Hedy Kiesler. En réalité, Hedy Lamarr (1913-2000). Interprête de Dalila, dans le célèbre film de Cecil B. DeMille, Samson & Dalila (Samson & Dalilah, 1949.) Sa seconde grande apparition, demeurant dans un film de Marc Allégret, où elle jouait le rôle d’Hélène de Troie (L’Amante di Paride, 1954.) La rumeur d’Hollywood affirmant, que Mrs. Hedy Lamarr dans la vie mariée à un milliardaire, traqua jusqu’à ses derniers jours : toutes les copies d’Extase. Dont elle aurait, auparavant racheté les droits, pour les détruire.
 
On pourrait disserter, sur le fondement réel de la censure, interdisant la projection : d’Extase. La polémique avec le recul du temps, semble trouver son explication, non pas dans la nudité totale : d’Hedy Lamarr. Mais dans l’incipit, du scénario pour l’époque, outrageant la morale. Une jeune-femme, très belle, et très jeune. Mariée pour des raisons, de convenances sociales, à un vieil homme riche. Le soir de ses noces, son mari ne la satisfaisant pas, elle choisit de s’enfuir. Pour trouver l’amour charnel, et l’extase libératrice, dans les bras d’un jeune vagabond. Bref, tout pour heurter la morale. Bien pensante et très puritaine. Des principes de la High-Society, fondant alors l’American Way of Life, juste après le Krack social : de 1929. Et le début de la Middle-Class. Mais est-ce dans la seule optique, étroite de la censure, qu’il faut considérer le problème : d’Extase ? L’approche de la vérité, comme souvent, n’est peut-être pas là. Mais peut-être... ailleurs.
 
C’est dans le bref laps de temps, séparant ces trois premières Eves de l’écran, qu’apparaît la révolution mécanique : du Cinéma. Dans laquelle nous chercherons, une tentative d’explication, de l’influence du 7ème Art : sur l’Erotisme moderne. Tel que nous le connaissons aujourd’hui.
 
 
Jan. 2010.
 
CATSECRET The Original@ne
 
PETIT DIAPORAMA DU CINEMA EROTIQUE.
Statistic Roomantic.fr : About... 60.000 Readers, March 2014.
Not Included, Statistic Visitors & Readers Years 2015 & 2016.
 
 
 
BIKE : A MODERN EROTIC ART@
"La Moto : Un Art Erotique Moderne" by Catsecret.
Pour Roomantic@ & Moolto@ (Dir : Maxes Loon.)
 
 
 

(AVANT-PROPOS)
LE CHEVAL DE FER : A 2 ROUES.
 
A la fin du XIXème siècle, venue d’Europe, on retrouve la moto : aux USA.
 
Dans un premier temps, la moto apparut après la guerre de Secession, dans les grandes villes. Pour prendre peu à peu, possession de l’Ouest, d’abord dans les rues : des petites bourgades. Avant de remplacer, aujourd’hui définitivement, les derniers chevaux. Dans le Far-West, des anciens cow-boys, et des 1er pionniers. Au point que l’Amérique, construise à sa gloire, la mythique et légendaire : Route 66... référence de tous les bikers.
 
Symbôle de cette mutation, le cheval de fer à deux-roues qui allait remplacer le cheval des cow-boys, imprime ainsi la pellicule... des plus grands films.
 
On retrouve la moto, (ou ses prodromes le 1er vélo) à l’époque 1880, traversant un plan : de Butch Cassidy et le Kid (Butch Cassidy & the Sundance Kid, réal : G. Roy Hill, 1969.) Comme dans d’autres westerns, dépeignant cette période de mutation, de l’Ouest Américain : Il était une fois la Révolution (Giu la testa : réal. S. Leone, 1971.) Mon nom est personne (My name is nobody, réal : T. Valeri, sur une idée de S. Leone, 1973.) Little Big Man (réal : A. Penn, 1970.) Un homme fait la loi (The Good guys & the Bad guys, réal : B. Kennedy, 1969.) Ou dans la séquence, légendaire, ouvrant le film : Laurence d’Arabie (Lawrence of Arabia, réal : D. Lean, 1962.)
 
Dépassant très vite, sa simple fonction mécanique, de cheval à deux-roues : la moto devenait le symbôle de l’individualisme, dans les grandes villes et les grands espaces, de la société industrielle américaine moderne. De simple instrument, de locomotion, elle devenait un outil. Une clef pour la liberté : de l’individu.
 
L’image de la moto, symbôle de liberté dans la société du XXème siècle, devient le complément : des héros du cinéma.
 
Servant une nouvelle forme, de tragédie, ou de romantisme moderne. On la retrouve, ainsi ponctuant l’évolution des générations, au fil du temps. Orphée (réal : J. Cocteau, 1950.) L’équipée Sauvage (The Wild One, réal : L. Benedek, 1952.) Les Aventuriers (réal : R. Enrico, 1967.) La motocyclette (réal : J. Cardiff, 1968.) Easy Rider (réal : D. Hopper, 1969.) L’Epreuve de force (Gauntlet, réal : C. Eastwood, 1977.) Top Guns (réal : T. Scott, 1986.) ou encore... Matrix (réal : A. & L. Wachowski, 1999.)
 
Sortant de la toile, du cinéma, elle inspira des séries T.V : célèbres. Dont la plus fameuse reste à ce jour... Le Rebelle (série créée par Stephen J.Cannell, 1992 : avec Lorenzo Lamas.)
 
Redevenue par l’usage, aujourd’hui un simple outil de locomotion, elle est concurencée : par le scooter. Descendant de la coquinette Vespa. Outil plus fun et ludique, qui inspira également, des films moins sauvages. Dont le cultissime : Vacances Romaines (Roman Holiday, réal : W. Wyler, 1953.) Symbôle de la vitesse, désormais brimée, la moto s’adapte : aux femmes. La moto symbôle viril, longtemps seul apanage des bikers, chevauchée par les femmes : prend un autre sens. Joliment plus érotique. Comme avec Brigitte Bardot, amazone de cuir moderne sur une chanson de Serge Gainsbourg, chevauchant sa Harley-Davidson.
 
Quoiqu’il en soit, le cheval à deux-roues, reste indissociable : de la liberté de l’homme moderne.
 
Dont la plus belle image, à jamais gravée dans la mémoire collective, reste associée... à un film. Ce film portant, dans son titre même, la définition même : de la moto. Lorsqu’elle sert à un homme libre, pour s’échapper, de tenter de franchir les barbelés. La Grande Evasion (The Great Escape, réal : J. Sturges, 1963.)
 
C’est dans cet esprit de liberté, à-travers des interviews inédites de créateurs de motos virtuelles dans Second Life@, que l’article suivant rend hommage à des hommes et des femmes, épris d’indépendance, qui ont trouvé un refuge... dans l’imaginaire. Pour le seul plaisir.
 
 
 
Mai 2010.

CATSECRET The Original@ne
CATSECRET@ Magazine SL - Pussycatsecret Girls.
The Complete Book Collection Edited in Moolto.com.
 
CATSECRET@ BLOG
Complete Book-Press Articles Exclusively Edited in Roomantic.fr 
Statistics Roomantic.fr : More than... 15.000 readers, March 2014.
The Last Statistic By Roomantic.fr... 28.000 readers for Year 2016.
 INTERVIEW (1)
 
 
 
 
 
 
AMPHIBIAN BEEBE, Second Life@
Interview : 2010-05-03 15:00 by CATSECRET The Original@ne

Q-
Pouvez-vous vous présenter, Mr. Amphibian Beebe ?
Can you introduce yourself, Mr. Amphibian Beebe ?
 
A-
Eh bien, je suis Amphibian Beebe et j’aime construire des motos.
Well I am Amphibian Beebe :) and I like to build bikes.
 
Q-
Nous reviendrons sur ce point... mais d’où vient votre inspiration (Je veux dire : pour créer vos motos) en conduisez-vous dans le réel ?
We will come back on that point later... but what is your inspiration (I mean : for bikes creation) do you practice bike in RL ?
 
A-
J’aime les motos en fait, depuis mon enfance, déjà tout jeune j’en conduisais, et SL est un jouet formidable pour explorer les possibilités.
Well I like bikes ever since I was a little kid I used to draw bikes and SL is a great tool to explore the possibilities.
 
Q-
Vous avez dit un mot très juste à propos de SL.
You said a right word about SL :
"Un jouet formidable pour explorer les possibilités."
"A great tool to explore the possibilities."
 
A-
Oui, un magnifique outil.
Yes, that’s right excellent tool.
 
Q-
Pensez-vous, éventuellement, que SL puisse inspirer : des créateurs dans le réel ?
Do you think, eventually, SL can influence : creators in RL ?
 
A-
Je le pense et je ne serais pas surpris si quelqu’un construisait un modèle de moto réelle inspirée par une moto de Second Life.
I believe so it wouldn’t surprise me if someone builds a RL model based on SL bike.
 
Q-
Effectivement, c’est une possibilité.
Could be a possibility, yes.
 
A-
La réciproque est aussi valable, je veux dire, que les motos de SL sont basées : sur des modèles réels.
It goes the other way for now, I mean, bikes on SL are based on RL models.
 
Q-
Je vous l’accorde. L’inspiration : vient des 2 côtés. De l’intérieur comme de l’extérieur.
Agree with you. Inspiration works in : the 2 sides. In and out.
 
A-
Oui, ça fonctionne dans les deux sens.
Yes, works both ways.
 
Q-
Il y a de grands fabricants de motos dans SL, c’est exact, mais si nous regardons de plus près vos créations : nous pouvons voir une différence notable dans la façon de travailler. (Par exemple : comparé aux grands concepteurs de motos comme MOTOR LOON ou HSCC.) 
There are great builders of bikes in SL, correct, but if we are looking closer on your creations : we can notice a very different way in working. (I mean : comparing to the main bikers creators in Second Life like MOTOR LOON or HSCC.)
 
A-
J’essaye d’être différent avec disons un côté vintage dans la moto, que j’aime.
I try to be different plus I like retro bikes, sort of.
 
Q-
Oui... et je pense, tous les amoureux de belles motos, pourront s’en apercevoir : le bruit du moteur (juste à titre d’exemple) dans vos motos. Très proche du réel.
Yes... and I think, all lovers of nice bikes, can notice that : the sound of motor (just for example) in your bikes. Very close to RL.
 
A-
Eh bien, j’utilise un kit que j’ai acheté. Basé sur un moteur réel. Mais lequel j’en sais rien, lol.
Well I use pack I purchased. It is based on RL engine. Only don’t know which one, lol.
 
Q-
Le dessin de toutes vos motos semble basé sur un côté rétro avec un design moderne.
The design of all your bikes seems based on the old-fashion with modern customisation.
 
A-
Oui, c’est parce que j’aime le côté classique. Pas nécessairement V-twin. Bien que j’ai l’intention d’en fabriquer aussi.
Yes, that’s what I like older bikes design. Not necessarily V-twin bikes. But I’m planning to make some also.
 
Q-
S.V.P, faites-le vite... pour tous les amoureux des belles motos.
So please, do it fast... for all lovers of good bikes.
 
A-
En fait, ça me prend beaucoup de temps avant d’être satisfait par mon propre travail.
Well, it takes time before I am satisfied with the work.
 
Q-
Signe d’un vrai créateur.
Sign of a real creator.
 
A-
Pour l’instant j’ai très peu de modèles de motos mais d’autres vont venir.
I only have few bikes models now but there will be more coming.
 
Q-
Sur ce point, plus précisément... J’aime tout particulièrement : 2 de vos modèles classiques.
Precisely up to that point... I really do like : 2 models classic you’ve made.
(Prelude & Angel Dust.)
 
A-
Je vous remercie !
Thanks !
Je suis en train de modifier un peu "Prelude" car je n’étais pas entièrement satisfait.
I am modifying the "Prelude" a bit as I was not that happy with it.
 
Q-
Quoiqu’il en soit... la 1ère version était déjà parfaite.
Anyway... the 1st version was quite perfect.
 
A-
Quelque chose dans les roues n’était pas tout à fait correct et je vais en refaire une nouvelle version bientôt.
Something about the wheels was not right so I’ll release a newer version soon.
(Pour l’instant vous pouvez encore voir l’ancien modèle au centre de ce magasin.)
(Actually it’s parked in the middle of the circle of that shop so you can take a look.)
 
Q-
Les roues je vous l’accorde, sont un réel problème, pour les créateurs de motos sur SL. Néanmoins vous êtes le meilleur designer de pneus... que j’ai rencontré. Très proches : du réel.)
Wheels I agree with you, is a real problem, for creators of bikes in SL. Nevermind you are the best design-maker for wheels... I encountered. Very close : to RL.
 
A-
(Sans commentaire)
 
Q-
Il semble aussi... que vous fassiez une autre très grosse différence avec les autres créateurs de motos sur SL pour un autre détail plus précis.
Now... it seems you are making an another big difference with the other biker-builders on SL for an other precise detail.
"Prelude" & "Angel Dust" peut-être : sont les meilleurs exemples (sur ce point de vue.)
"Prelude" & "Angel Dust" maybe : are the best concrete examples (of that point of view.)
 
A-
Je ne peux pas prendre tout le compliment : à mon seul compte... il me serait impossible de créer une belle moto sans les autres créateurs. Comme les constructeurs de moteurs ou de textures, etc.
I can’t take all the credit : for it... it would be impossible for me to build a nice bike without other creators. Like the makers of engines & frames, etc.
Je sculpte juste le design des motos. Mais je ne suis pas suffisamment technicien pour le reste.
I sculpt some parts of the bikes. But I’m not that good with it.
 
Q-
Un côté gracieux, féminin et très félin, dans le design et la fabrication (élégance et puissance) dans tous vos modèles : apparaît comme une idée constante.
A sort of feminine, feline design, in the design and building (powerful & elegant shape) of all your models : appears like a constant idea.
"Angel Dust" dans sa version commerciale toute en blanc... est une très élégante moto.
"Angel Dust" in his commercial version all white colour... is a very elegant bike.
 
A-
Oui, l’idée était de faire juste une moto élégante.
Yes, that was the idea to make simple elegant bike.
 
Q-
C’est réussi, félicitations !
You did it, congratulations !
 
A-
Merci, Mr. CATSECRET
Thank you, Mr. CATSECRET
C’est agréable d’entendre quand quelqu’un aime votre travail.
It is nice to hear when people like what you make.
 
Q-
La vérité... simplement. Je pense que toutes les femmes, dans SL, aimeraient acheter : "Angel Dust".
Just true... I think all women, in SL, would like : to buy "Angel Dust".
Vous venez d’ouvrir une porte : pour les motos élégantes (Hommes & Femmes)
You are opening a door : for elegant bikes (Men & Women)
 
A-
Je le souhaite.
I hope so.
 
Q-
C’est un fait... très peu de créateurs, sur SL, jusqu’à ce jour : font ce travail sur des motos.
It is a fact... a very few creators, in SL, till that day : are making that sort of work on bikes.
 
A-
(Sans commentaire.)
 
Q-
Réellement, ce fut un plaisir d’avoir cet interview avec vous : Mr. AMPHIBIAN BEEBE
Well, it was a pleasure to have that interview with you : Mr. AMPHIBIAN BEEBE.
 
A-
Le plaisir est réciproque : Mr. CATSECRET
Pleasure on my side : Mr. CATSECRET
 
Q-
Tous les lecteurs pourront avoir une idée de vos motos avec les photos : que j’ajouterai à cet article.
All readers will can have a look on your bikes with the following pics : I will add.
A nouveau, merci pour votre travail : Mr. Amphibian Beebe.
Thanks again, for your work : Mr. Amphibian Beebe.
 
A-
Je peux vous donner quelques photos, Mr. CATSECRET. Donnez-moi juste le temps.
I can give you some pics, Mr. CATSECRET. But give me some time to make them.
 
Q-
Comme vous le souhaitez...
Feel free...
 
A-
Merci, de votre visite.
Thank you for visiting.
 
Q-
*c’est avec plaisir*
*it was my pleasure*
Je suis et je resterai un de vos meilleurs : client.
I am and I will be one of your best : client.
BUR Bikes -High Quality Classic M,Palm2 (35,95,22)
 
A-
Simplement BUR Bikes, S.V.P
Just BUR bikes, please.
 
Q-
(Sans commentaire.)
 
A-
Je peux changer de lieu.
I may move.
 
 
 
 
 
AMPHIBIAN BEEBE, Second Life.
(Interview) by CATSECRET The Original@ne
 
 
 
 
 CATSECRET@ Magazine SL - Pussycatsecret Girls
 1st. Print & Edited in Moolto.com @ll rights reserved
 
 
 
 
 
"BIKE : A MODERN EROTIC ART"
 
(n°1) THE PUSSYCATSECRET GIRLS@ Edition 2010
 
 
 
 
 
 CATSECRET@ Magazine SL - Pussycatsecret Girls
 1st. Print & Edited in Moolto.com @ll rights reserved
 
 
 
 
 
"BIKE : A MODERN EROTIC ART"
 
(n°2) Miss DETRA DEVIN, Interview.
 
(n°3) Mr. AMPHIBIAN BEEBE, Interview.
 
(n°4) Mr. JONSKY FOXTROT, Interview.
 
(n°5) Mr. MOTOR LOON, creator of MLCC Industry.
(Edition Magazine Press : Speciale Double-Issue.)
 
(n°6) Mr. MOTOR LOON, creator of Regent Riders.
(Edition Magazine Press : Speciale Double-Issue.)
 
 
 
 
 
CATSECRET@ LE MUSEE INVISIBLE.
Article Pour Le Magazine Roomantic@
 
 
 
 
 
FRANK FRAZETTA (PART : I.)
"L'Art des Modernes & des Classiques."
 
Dans le Louvre idéal du XXIème siècle, les Déesses érotiques de l’univers Fantastique de Frank Frazetta, s’imposent aujourd’hui comme une référence : incontournable. Pour l’Histoire de l’Erotisme dans l’Art moderne.
 
Tout comme un tableau d’un Titien, d’un Véronèse, d’un Greco, d’un Raphaël ou bien d’un Dürer, pour le classicisme d’un décor, la grâce d’un visage ou la trismégiste beauté d’un lieu, la peinture des déesses imaginaires et des décors fantastiques de Frank Frazetta, au-delà du simple art du nu classique, ou de l’agencement savant de la mise en scène, renvoit à la technique des grands Maîtres, tels qu’un Ingres ou un Courbet pour la peinture de la chair, ou bien d’un David ou d’un Delacroix pour la composition quasi-cinématographique d’une scène. Tout comme la fameuse huile sur toile, "Pollice Verso" (Le Pouce baissé) du peintre Jean-Léon Gérôme, dont s’inspira le réalisateur Ridley Scott dit-on pour : Gladiator... l’univers de Frank Frazetta, on le voit, dépasse celui de la banale : pin-up des comic-strips, made in USA. A la fois pour la qualité intrinsèque de l’oeuvre, tout comme pour l’impact de l’influence iconographique, dans l’imaginaire cinématographique : du 7ème Art. C’est bien d’une oeuvre magistrale (de magister, maître) dont il faut parler, concernant les peintures et les illustrations de Frank Frazetta, plus que de simples dessins en couleurs de jolies filles : érotiques. Dont les formes callypiges, révolutionnent tout en les copiant, dans le fond et dans la forme : l’Académie Classique du nu. De la nature morte. Ou les planches de gravures à l’eau-forte du Bestiaire de l’Académie des Sciences. Bref, la puissance créatrice d’un carrefour d’influences multiples. Flirtant, avec l’art pictural d’un Géricault. Et l’art des ombres et des lumières du cinéma. Tout comme ce que recherchait, si fort peut-être un grand maître des mots comme Victor Hugo, à travers de simples dessins ou des caricatures : Frank Frazetta touche à ce pouvoir de démontrer la puissance d’un tsunami sans le besoin du texte. S’inspirant des grands maîtres classiques, Frank Frazetta, repose la question d’un Hernani et d’un Britannicus : un nouveau combat des Anciens et des Modernes. C’est à la lumière de ce modeste avant-propos, que nous tenterons d’appréhender ainsi, l’énigmatique univers des jolies déesses de papier de Frank Frazetta. Dont la peinture originale, de l’illustration de la 1ère Edition de Conan le Barbare (publiée par Lancer en 1967), fut achetée pour la bagatelle somme d’un million de dollars par Kirk Hammett, le guitariste de hard-rock : Metallica, en 2009.
 
De la biographie de Frank Frazetta, peintre de génie, nous n’avons que ces grandes lignes : dans wikipedia.
 
Né à Brooklyn, (New York) le 9 Février 1928. Formation : Brooklyn Academy of Fine Arts. Mort à Fort Myers (Floride) le 10 Mai 2010. C’est à l’âge de 16 ans, en 1944, qu’il est engagé par : John Giunta. Dont il devient l’assistant sur Snowman. Il n’a alors que 18 ans, en 1946, lorsqu’il anime la série : Funny Animals, pour les Editions Pines. Sept ans plus tard, à 25 ans, il travaille sur Flash Gordon, avec Dan Barry. Avant de devenir l’assistant d’Al Capp sur Li’l Abner, durant 9 ans. C’est en 1962, alors qu’il a 34 ans, qu’il collabore : avec la mythique revue "Playboy" (époque de la célèbre petite égérie sexy du magazine, "Little Annie Fannie", dessinée par le glorieux trio de potaches de la revue Mad : Harvey Kurtzman, Will Elder et Jack Davis.) Il débute sa carrière d’illustrateur, indépendant. C’est vers 1964 que ses affiches : explosent au public. Tout en continuant la production de comics (Buck Rogers, Conan le Barbare, ou Vampirella.) Après avoir signé sa 1ère, et unique B.D, dans le premier numéro : de Creepy... il abandonne complètement le genre pour sa passion. L’illustration et la peinture.
 
Il s’amuse à signer, quelques affiches cultes pour le 7ème Art, aujourd’hui hors de prix : chez Drouot ou Cristie’s. What’s New Pussycat ? (Clive Donner, 1965.) Le Bal des Vampires (Roman Polanski, 1967.) L’Epreuve de Force (Clint Eastwood, 1977.) Tygra, la glace et le feu (Ralph Bakshi, 1983.)
 
Alors que l’Académie des Beaux-Arts, l’ignore encore en France en 1970, son palmarès est déjà imposant : aux USA. Distinction of Chester Award. Will Eisner Award, Hall of Frame. Award of Excellence. Jack Kirby, Hall of Frame. Grand Master of Fantastic Art Spectrum.
 
A ce jour, le livre "The Fantastic Art of Frank Frazetta" (en 5 volumes) s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires... alors qu’aucun livre, sur aucun grand peintre du Musée du Louvre, n’atteint ce record.
 

A SUIVRE : in Roomantic.fr
 
CATSECRET The Original@ne  Mai 2011.
 
@ll rights reserved

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Commentaires (1)

1. djbook 21/11/2011

CATSECRET@ PRESS
Edited in : Roomantic.fr


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