CATSECRET@ LE BUSHI Chapitre 0.

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LE BUSHI, Chapitre 0.

Polar-Noir (by) CATSECRET The Original@ne

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SPECIALE EDITION : CLUB CATSECRET.

CATSECRET@ LE PETIT CINEMA DE 0h.

CHAPITRE ZERO.

QUELQUE PART...
A ENVIRON : 700 Kms. DE PARIS.
Le Mardi 31 Mars juste avant 00:00.
(Donc, encore le lendemain du 30.)

 

 

C'est un joli endroit.

Presqu'une image d'Epinal.

Disons, une énigme Cathare. Comme un point d'interrogation. Solitaire. Posé dans le ciel. Sans réponse. Depuis sept siècles. Un petit village. Perché sur une colline. Dans le Midi.

L'équivalent paisible, et fleuri, d'un village anglais. Style Miss Marple. D'Agatha Christie. Perdu dans un décor. A perte-de-vue. Inouï. Immense. Genre, La Petite Maison dans La Prairie. Bref, un joli petit coin de nature. Pour Gentlemen. Messieurs Très Tranquilles. Ou Ex-Barbouzes. Dans un film d'Audiard. En un mot, le lieu de villégiature. Gentil. Plaisant. Et souriant. L'endroit parfait. Où il ne se passe rien. Un petit paradis. Verdoyant. Un hiatus topographique. Une métaphore florale. Entre ciel et terre.

L'ensemble formant une sorte de jardin aérien. Suspendu, en plein ciel. Regardant l'immensité, d'un océan bleu, quand il fait beau. Avec rien d'autre tout autour à des kilomètres à la ronde. L'endroit adéquat. Disons, pour le repos. A défaut de la pêche. En un mot, le lieu idéal. Pour un retraité. Si j'étais un retraité. Puisqu'à l'âge, où j'écris ceci. Et donc, où je vous parle. J'ai vingt-sept ans.

Vraiment, le choix du lieu charmant. Une petite parenthèse champêtre. Dans le silence, la nuit en été, qui devient magique. Avec le firmament, comme l'écran, d'un cinéma. En Cinémascope. Ouvrant sur l'infini des étoiles. Et les mystères de l'univers. Mais là, le vrai programme. L'émission en direct. Sans les frais de l'abonnement TV. Et la taxe de redevance. Accès gratuit. En continu. En un mot, le lieu parfait pour un poète. Si j'étais un poète. Puisque dans le club, du microcosme, littéraire ça se saurait.

Le bon côté des choses c'est la saison. Il y a plein de fleurs partout. Et le chant des oiseaux à longueur de journée. Franchement, ça aurait pu tomber plus mal. A part la bête coïncidence de la date qui prête à sourire. Ce serait presque parfait. Disons, la logique du hasard. Sinon rien d'autre. En cet eden paisible. A part la navette. Biquotidienne. Du ronronnement, d'un bimoteur d'Air-Inter, assurant le service. Seul lien. Aller-retour. Direct, vers Paris. Je maintiens. Le lieu idéal. L'endroit parfait. Où il ne peut rien se passer. Où on peut se poser. Relax. Bref, l'emplacement de rêve. Le monde, on dirait s'arrêtant, en ce lieu. Bucolique. Et charmant. Presque idyllique. Inaccessible par TGV. Toute ligne, ou desserte ferroviaire, de la SNCF. Ni autoroute. L'unique accès étant par une départementale. Ex-route vicinale. Perdue.

En fait, ça aurait pu se trouver ailleurs. Ca ne changerait rien. Disons, au contexte.

Ni aux choses. Ni aux faits. Dans le cas présent. Le nom et l'endroit, du lieu, n'ont pas d'importance. Aucun réel intérêt. Particulier. Du moins, à cet instant précis. Et exact. Rien qui apporte le moindre élément. Supplémentaire. Eventuellement utile. Dans l'histoire que vous êtes en train de lire.

Pas plus que le nom, figurant, sur mon état civil. Sauf peut-être pour la recherche, d'un improbable généalogiste, qui tenterait d'en retracer l'histoire. Ramenant à celui qui le portait. C'est à dire, à la longue lignée. Dont je suis le dernier descendant. Sans plus aucune famille. Ni aucun héritier. Direct. Ou indirect. A première vue, un fait en soi, romanesque. Et pourtant bien plus commun, que l'énoncé très notarial de la formulation, ne le laisse paraître. Mais ceci est une autre histoire. Différente. Dont l'intrigue n'a rien à voir avec le présent récit. Donc, les faits que vous avez pu lire. Ou les précédentes considérations. En l'état, actuelles. Consécutivement, à l'annonce, de mon décès. Civil. Hier.

Pour en revenir à l'immédiat, ce matin devant ma tombe, il n'y avait personne. A part un gars que je ne connais pas. Une sorte de représentant, anonyme, de l'administration. Arrivé de Paris par un vol d'Air-Inter. Déposé dans ce charmant petit village perdu. Version française de la série Le Prisonnier. Par un taxi. Juste pour assister à la cérémonie. Le temps de poser, bizarrement deux sceaux de cire rouge, sur le cercueil. Interdisant, de cette façon, toute ouverture. Post-mortem. Eventuellement, non-officielle, du cercueil. L'air visiblement pressé d'en finir. Et de terminer l'affaire au plus vite. En un mot, le préposé de service. Juste là pour obéir à un quelconque bête ordre administratif. Mandaté pour un simple  constat. Et le valider. Mais qui s'appelle pas Martini. Tout comme moi je m'appelle pas Julien. Malgré un gros pigeon. Perché sur une branche, le regard idiot, qui semblait attendre. Jusqu'à la fin de la cérémonie. Ce qui peut expliquer que le gars en question que je connais pas m'ait pas vu. Bien que j'étais, alors pile-poil, face à lui. En fait quelques dizaines de mètres, plus haut, que le pigeon perché sur l'arbre. Juste devant le taxi. Attendant pour le ramener vers l'aéroport. Ce qui peut se comprendre. Vu son état furax, suite au dégât, sur son beau costume. Causé par le pigeon. A part ça, rien d'autre. Pour l'instant, je découvre juste les lieux. Pour tenter de faire le point. A défaut de comprendre. Notamment pourquoi le taxi, repartant avec ce gars que je connais pas, était suivi par deux voitures. Garées à l'écart. Avant l'arrivée du taxi. Mais dont personne n'est sorti. L'une avec une plaque américaine. L'autre juste avec un simple CD. Et une troisième, que j'avais pas vue, avec une plaque de Monaco. Suivant le petit cortège de loin. L'autre bon côté de la situation, j'oubliais de préciser là où je me trouve à cet instant, c'est de pouvoir voir les choses. Disons, vues d'en haut. L'ancien chemin de ronde, du clocher de ce petit village classé par Les Beaux-Arts, étant ouvert au public. Ce qui est très pratique. Et utile. Le seul ennui technique depuis hier, étant désormais, que personne puisse plus me voir.

Tout comme vous, j'essaye de comprendre cette histoire. En fait, c'est un mystère. J'essaye d'en trouver le pourquoi. A défaut le lien possible. Avec mon exacte activité professionnelle. Avant cette date. N'ayant rien à voir, ça c'est sûr, avec toute cette histoire. Mais pouvant avoir un rapport éventuel. Avec ce type que je ne connais pas. Et qui s'appelle pas Martini. Tout comme je l'ai dit je m'appelle pas Julien. Et la signification, de ma place, dans cette histoire. Pour en arriver là. Si l'on s'en tient au rapport policier, le constat intrinséquement parlant de ma disparition, remonterait à un délai de quinze jours. Donc, au premier chapitre de cette histoire. Suite à un banal accident de la circulation. M'ayant laissé, durant ce laps de temps, dans le coma. Pour le registre de la science. Et porté légalement pour disparu. Pour le registre de l'état civil. Je devrais dire, consécutivement, à cet accident. A cause d'une étrange découverte. Concomitamment fortuite. Dans le fichier des impôts. Au niveau, d'une absence de filiation. Soit pour la logique, de l'administration, mon inexistence civile. Le genre d'accident, statistiquement très improbable, mais qui existe. Le truc embêtant. Particulièrement, pour l'administration. Le genre d'inconcevabilité arrivant rarement. On va dire très impossiblement. Selon la logique. Au niveau du simple Droit ne pouvant être. En soi, le truc assez incroyable. Du moins à première vue. Très paradoxalement, pouvant arriver, à n'importe qui. Dans le domaine des archives policières, le genre de dossier-type, classé référence sans suite. Rejoignant celui des disparus sans laisser d'adresse. A une petite différence. Tout individu disparu, même sans laisser d'adresse, ayant des antécédents. Si ce n'est dans le dossier, fiscal des impôts, dans le fichier de filiation. A défaut dans le fichier, national, des archives notariales. Bêtement, ce qui n'est pas mon cas. Tout fichier ayant disparu. Sans qu'aucun service de Police, ni administratif, ne trouve la moindre réponse. Ni de solution. Un cas de vide, disons dans le domaine juridique, du simple Droit. Une chose impossible. Un cas d'aberration physique administrative. Comparable si on veut, dans la mathématique quantique, à l'existence d'un trou noir. Bref, le truc qui existe. Mais voilà sans aucune réponse. Du moins, possible. L'exemple du non-évènement, en un mot, de la démonstration d'un axiome. Le constat par la preuve d'un fait. D'une impossibilité logique. Et de son paradoxe. Comparativement, à l'échelle de L'Affaire Roswell, une chose incroyable. Mais ne faisant la une d'aucun journal. Même pas le condensé, de quelques lignes, dans un fait-divers. Ou le sujet plausible d'un roman. Même sous-catégorie roman de gare. Excepté la note, obligatoire. D'une date, d'une heure, d'une année. Par un banal préposé, de mairie, sur un livret de famille. Au seul usage de suivi pour l'intéressé. Dans le cas présent, désormais à seul usage, interne administratif. De ce fait, jamais rendue publique. Comme on le voit, la simple rencontre d'un évènement, du quotidien. Bête. Et idiot. Et d'un malencontreux hasard. Dans la vie de tous les jours. N'ayant rien à voir avec l'histoire que vous venez de lire. Dans l'hypothèse d'un simple roman. Donc, l'oeuvre fictive d'un romancier. Si j'avais été romancier. Puisque ça se saurait depuis longtemps. Et dans le cas contraire, si on suit le raisonnement, poserait un problème. Avec un petit détail.

Puisque ce gars-là, en vertu de ce qui précède, ne pourrait être moi. Et dans le dernier cas, stricto-sensus, de cette hypothèse. Avec une conclusion. De logique annexe. Concernant l'éventuel contenu dans cette tombe. Dans ce cas qui ne serait pas le mien.

Pourquoi je vous ai raconté, cette étrange histoire, c'est la bonne question. Je l'ai dit, je ne m'appelle pas Julien. Je ne connais pas de Thierry. Ni de Dupont. De Godo. Ou de Martini. Ni de Sarine. Encore moins de Ninja. Et désolé pour les amateurs, des films de Bruce Lee, je ne suis pas asiatique. Ni expert en arts martiaux. Comme dans un film de John Woo. Ou de Quentin Tarantino. Personne n'est parfait. A moins que ce soit dans une autre vie. Mais même dans le cas, très improbable, de cette hypothèse saugrenue. Et qui n'est pas. Il reste un petit truc. Un détail qui me chipote. Un élément sans réponse. Dans cette histoire extraordinaire. Dépourvue de tout sens logique. A cet instant encore. Et toujours sans explication. Comme le fil rouge, un petit détail, dans cette histoire. Quoiqu'on en pense, et dans quelque sens qu'on la retourne, qu'on peut pas retirer. Dans le cas où on pourrait la relire depuis le début. Eventuellement. Si on voulait tenter, de la re-écrire, pour l'inventer autrement. Un élément dont j'arrive, toujours pas, à comprendre la place. Pouvant donner, une possibilité d'explication, à cette histoire. Incroyable. A défaut de la clef, de l'énigme. J'aimerais bien savoir, juste pour le plaisir, ce qu'il y avait écrit. Sur cet étrange foulard. De soie, Chinois.

Et pourquoi depuis, j'ai l'impression bizarre, de me gratter l'oreille.

Avec une patte arrière.

 

 


SI CE RECIT NE VOUS A PAS INTERESSE
NI RIEN APPRIS, C'EST ALORS... QUE CE
QU'IL DEVAIT CONTENIR EN ETAIT ABSENT.

Note Lecture.

Pour les nostalgiques des Ed. Marabout.
Collection Bob Morane ou Charlie Chan.
Pour Tibétains Fermeture des Ecritures.
(Formulation pour remplacer le mot Fin.)
 
CATSECRET The Original@ne - Le Bushi, Dépôt SACD.

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