"The Sweet-Box Cat."@ (Prologue.)

LA BOITE A BONBONS by CATSECRET The Original@ne
"The Sweet-Box Cat."@

 

 

 

 

(Histoires sans Imagination.)

PROLOGUE.

(1ère approche.)

 

C'était l'été. Je passais déjà mes vacances, loin de Paris tout seul, dans la famille depuis longtemps. Il faisait une chaleur de canicule. Le petit village endormi, juste de quelques maisons, était perché sur une hauteur. Un vrai paysage de far-west. On voyait que des champs partout. Sans rien à des kilomètres à la ronde. Avec un ciel immense, et tout bleu, comme au milieu de l'océan. Il n'y avait pas un souffle de vent. Pas un seul nuage dans le ciel. Rien ne bougeait. Il n'y avait personne dehors. Sauf les copains, sous le hangar de vieilles planches, sans aucun portail. A l'ombre du hangar il faisait frais. C'est là qu'elle m'attendait. En me voyant arriver, comme tous les matin, elle se mit à rougir. Elle venait passer, chez son papy, les grandes vacances. J'allais avoir douze ans. Et elle en avait déjà quatorze.

Ce fut un matin, perché au plafond du hangar, que je le vis. Il me regardait, tout en en haut, du tas de planches. C'était un chat noir.

Je me rappelle pas qui lui jeta le premier caillou. Juste pour le faire partir. Il se mit soudain à cracher. Il était comme prêt à bondir. Et les autres avaient pris peur. Ils lui jetaient maintenant des pierres. Puis un gars plus malin prit sa fronde. Et se mit à le viser. Comme il était coincé, tout en haut sous le toit, il pouvait pas bouger. Le caillou le toucha, d'un coup sec, avec un bruit mat. Et il miaula de douleur. Je sais pas pourquoi, mais d'un coup, mes poils se hérissèrent. Les autres, le voyant se lécher, s'amusaient. Le gars qui l'avait touché, remettant une pierre dans sa fronde, le visait déjà à nouveau. Le touchant cette fois plus fort. Il poussa un cri bref. Atroce. Et c'est là que je bondis sur la pile de planches pour le protéger. En me voyant grimper, comme un diable vers le plafond, les autres s'arrêtèrent. En me voyant monter vers lui il me regarda. Je pouvais voir briller, on aurait dit, comme des larmes dans ses yeux. Il ne bougeait plus. Il était terrorisé. Il me fixait simplement. Tremblant sur place. Le caillou qui l'avait atteint le faisait saigner. Et ça me fit, d'un coup, comme très mal. Comme si je ressentais, le choc du caillou, dans ma propre chair. J'entendis les autres me dire de pas le toucher. Un chat noir c'est pas bon. Et c'est très méchant. Il continuait de me regarder, sans bouger, ronronnant les yeux ouverts. Je tendis la main. Il la flaira, prudemment, du bout du nez. Puis me laissa lui caresser les oreilles. Je le pris très doucement. Mais brusquement, il s'enroula à mon bras, enfonçant ses griffes. En fait juste pour se dégager de là. Je vis du sang couler brusquement de mon bras. Et je me relevai d'un bond. Tapant de la tête, d'un coup sec, dans une grosse poutre. Je le vis, détaler dans un trou, par le toit. Un voile noir s'abattit sur mes yeux. J'entendais les autres m'appeler. Mais je voyais plus rien. Un copain monta à son tour. Et je me retrouvais à nouveau en bas dans le hangar. J'étais tout blanc. Tout se mettait à tourner. Et mon bras lui saignait beaucoup. Je la vis s'approcher sans un mot. Elle défit le petit foulard noué à ses cheveux. Pour l'enrouler, d'une main tremblante, à mon bras. Des gens du village arrivèrent en courant. On m'emporta vite fait. Et je ne la revis plus jusqu'au jour d'après. Ce fut ce jour-là, que je découvris par hasard, que je pouvais grimper : sur les toits.

On jouait au ballon devant le hangar. Un coup de pied, avait envoyé le ballon, sur le toit. C'était qu'un ballon très banal. Mais il lui appartenait. Elle pouvait pas rentrer, sans le ballon, elle se serait fait gronder. Et elle pouvait pas faire ça, à son gentil papounet, qui l'hébergeait pour les vacances. Puisque cet abruti de ballon, était aussi le seul jouet, de ses autres petits-enfants. Pour arranger le tout, il fallait une trop grande échelle, et personne en avait. Bref, on était en pleine tragédie Antique. L'imbroglio Cornélien. Pas de solution possible.

Le seul truc c'était le pilier en fer des PTT contre le hangar. Avec de larges entre-croises. Voilà comment, de l'une à l'autre, je pus monter. Pour arriver très banalement sur le toit. Où je pus récupérer le ballon. Voir les choses d'en haut, c'est très bête à dire, mais c'est pas pareil. On voit tout autrement. D'un coup, je voyais plus les choses de la même façon. J'avais par exemple, à cet instant une vue plongeante, sur son chemisier ouvert. Tandis qu'elle me fixait, n'osant pas parler, craignant que je tombe. Alors que j'étais léger comme un danseur. Je balançais le ballon aux copains en bas. Avant de commencer, juste pour le plaisir, de monter plus haut. Je la voyais plus. J'étais maintenant perché sur l'arête du toit. Puis j'entendis sa voix, comme venant de très loin, avant de l'apercevoir. Elle avait dû reculer, c'est normal, pour pouvoir me voir. Me voyant me balader en rigolant, comme un équilibriste sur son fil, je l'entendis me crier de descendre. Je fis encore durer le plaisir quelques minutes. J'étais vraiment trop heureux. Avant de sauter, sur le toit proche, d'une petite maison. Puis de là, sur le toit, d'une remise. Pour la rejoindre enfin, encore tout excité de mon exploit, devant les copains étonnés. Et voilà ainsi, comment je l'entraînais avec moi, l'après-midi suivante. Dans l'étroit escalier de pierre de l'église du petit village. Un ancien château-fort du XIIIème siècle. Pour visiter le chemin de ronde du clocher. Passant exprès devant elle, dans l'étroit escalier en colimaçon, pour déboucher à l'air le premier. Lui donnant la main, pour la hisser, jusqu'au chemin de ronde. Tandis que son joli chemisier, très largement s'écartait, et qu'elle détournait les yeux. Le visage soudain tout rouge. Me laissant mater, ses petits seins, sous son léger sous-tif. Aux jolies pointes, longues et fines, soudain toutes dures.

C'est là que je fis, un truc, juste pour l'épater. En grimpant d'un coup, sans réfléchir juste pour m'amuser, par un bête instinct. Sur le toit en pente raide, recouvert d'ardoises glissantes rongées par la mousse, de la tour de l'escalier. Pour rejoindre l'autre bout, du chemin de ronde en cul-de-sac, qui faisait le tour du clocher. En me voyant sur le toit, tombant à-pic dans le vide, elle poussa un cri de peur. Tandis que je grimpais, d'un bond souple comme un chat, déjà de l'autre côté. Me moquant du vide. Faisant le tour, du chemin de ronde, elle me rejoignit. Voilà comment on découvrit, ce jour-là, les champs déserts à perte de vue. Entourant cet ancien petit village Cathare. Surplombé de cette ancienne église fortifiée du XIIIème siècle. Sans rien, à des kilomètres à la ronde, pour s'amuser. Tandis que sa jolie tête, délicatement, venait se poser sur mon épaule. Avec la douceur d'une colombe. Et que sa main, sans un mot, me prenait la taille. Sa jolie bouche venant frôler la mienne sans oser s'y poser. Me laissant comme un idiot sans réaction. Avec l'étrange sensation qu'un truc, de plus en plus dur, poussait lentement dans mon slip.

 

(2ème approche.)

Le lendemain de ce jour-là, comme d'habitude, elle m'attendait sous le hangar. Mais elle avait pas de ballon. Ses deux cousins, des grands, le lui avaient pris. Et c'est ainsi qu'on joua aux cartes.

Elle s'était assise, en tailleur, juste devant moi. Les jambes écartées, bien en grand, sa jolie robe dessus. Sous sa petite robe, légère et imprimée, me montrant sa culotte. Elle le savait. Et je crois bien, à voir ses joues toutes rouges, qu'elle aimait bien. J'attendais mon tour pour distribuer les cartes. Afin qu'elle se penche pour les ramasser. Je voyais alors, sous son corsage ouvert, ses jolis seins. Ce matin-là, elle avait pas mis de sous-tif, je voyais tout. J'attendais qu'elle se baisse, davantage, pour voir ses petits tétons. Tout roses. Et tout pointus. Les deux autres avec nous ne voyaient rien. Ils étaient pas assez grands pour comprendre. Et j'en profitais, quand revenait mon tour de distribuer les cartes, d'en balancer une. D'un coup rapide. Comme par hasard. Juste sous sa jolie robe. Pour ramasser la carte, qui avait glissé sous sa robe, elle devait la relever. Très légèrement. Mais suffisamment, pour que je vois un court instant, sa petite culotte. Des fois la carte avait glissé plus loin. Et en rougissant, elle devait passer la main longtemps sous sa robe pour la chercher, tout en me fixant. Les yeux soudain troublés. Moi, je comprenais pas bien. Je m'amusais simplement, le tour suivant, à lui refaire le coup. Jusqu'à ce qu'elle devienne de plus en plus rouge. Tandis qu'elle me disait d'arrêter de l'embêter. Alors que je voyais bien, dans ses yeux amusés, qu'elle attendait que ça. Je sentais de mon côté quelque chose de très dur qui poussait dans mon slip. Et je voyais qu'elle le regardait. Très discrètement. Maintenant en rougissant encore plus. On s'amusa comme ça encore un moment. Jusqu'à ce que je revois le chat noir. Soudain, perché sous le toit.

Ce fut ce matin-là, l'air implorant, qu'il se mit à miauler. D'une toute petite voix. Il avait faim.

J'avais un paquet de petits Lu. Et je m'apprêtais, à monter pour lui en donner un, quand elle se leva. Elle voulait le voir de plus près. Et voilà comment on commença à monter, sur le haut tas de planches, qui grimpait jusqu'au plafond du vieux hangar. Comme elle y arrivait pas, et qu'elle avait peur, je la pris par le bras. Mais c'était pas fastoche. Passer derrière elle c'était plus simple. Et voilà comment ainsi je me mis à la pousser. Tout d'abord par les fesses. Comme elle y arrivait toujours pas, je la pris par la taille, tandis qu'elle dirigeait ses pas. Je la guidais ainsi, lentement, sur le bout des planches. Lui permettant de grimper, de l'une à l'autre, comme sur des marches. A intervalles réguliers sa robe glissait. Je voyais maintenant bien sa petite culotte. Elle était toute mouillée. Et le joli dessin, dans le tissu, de sa fente ouverte. Elle tourna la tête pour me regarder. Sans rien dire. Juste en souriant. Continuant de monter. On était maintenant, sur le grand tas de planches, tout en haut du hangar. Et le chat miaulait toujours plus fort. Il avait vraiment très faim. On voyait bien la plaie, causée par la blessure du caillou, mais elle ne saignait plus. Ce fut lui qui fit le premier pas vers moi. Et je sortis un petit Lu, de mon paquet, pour le lui jeter doucement. Il bouffa le petit Lu d'un seul coup. Miaulant pour en avoir encore un autre. Et voilà comment il se tapa tout mon paquet de petits Lu. Tandis qu'on le regardait bêtement faire. Ce fut à ce moment qu'elle s'approcha davantage de moi. Je la sentis me prendre la main. Très tendrement. Moi je pensais à rien d'autre qu'au chat. Et je croisais mes doigts, simplement, délicatement dans les siens. Tandis qu'elle posait sa tête sur mon épaule. Regardant un coin, à l'abri des regards, du tas de planches. Quand je regardais de nouveau vers le chat il n'était plus là. On entendit la voix de son grand-mère qui l'appelait. Et elle descendit, vite fait, du tas de planches. Me disant en rougissant à demain.

Ce fut ce jour-là, où elle arriva avec son joli foulard en bandeau, dans ses cheveux. Pour mieux faire ressortir, on aurait dit, l'ovale parfait de son visage. Que je vis qu'elle était très jolie. Elle me rappelait un truc, je cherchais quoi, mais je pouvais pas trouver. Peut-être, comme j'avais vu dans un western, une fille. Elle avait mis un pull léger, mais manque de pot, elle avait remis un sous-tif. Elle avait un petit pantalon de toile clair. Assorti au joli châtain très pâle de ses cheveux. Et on commençait à jouer aux cartes. Quand je vis, entre ses jambes écartées, sa jolie fente. Toute ouverte. Elle avait pas mis de culotte.

Comme on était pas assez, pour jouer, on laissa tomber les cartes. Comme on n'avait pas de ballon, manque de bol, on pouvait rien faire non plus. Et comme il était pas encore midi on avait encore le temps. Ce fut elle, ou ce fut moi, je sais plus. Mais on décida d'aller faire un tour dans les champs. Pour aller chercher des cèpes, c'était délicieux, pour faire une bonne omelette.

Il y avait un petit chemin, tout plein d'herbe folle et d'orties, qui descendait dans les champs. C'est là que les cèpes poussaient le mieux. Il faisait bon. Il y avait plein d'ombrage sous les arbres. Et il n'y avait personne. C'est une fois qu'on descendit, dans le petit chemin envahi d'herbe folle, qu'elle me prit soudain la main. Elle était douce et fraîche. Bizarrement toute moite. Puis elle ne dit plus rien. Continuant de sautiller, en riant sur les cailloux, tout en me tenant par la main. De temps en temps, on s'arrêtait, pour cueillir des mûres. Et quand je les lui donnais, pour qu'elle les croque délicatement juste au bout de mes doigts, je la voyais doucement rougir. Je pouvais sentir le petit souffle de son nez. Et sa douce respiration d'un coup haletante qui s'arrêtait brusquement. Avant qu'elle reparte la première. M'entraînant par la main, sans plus dire un mot, encore plus loin dans le petit chemin. On venait d'arriver dans un champ, tout vert et tout frais, avec un petit ruisseau dans l'herbe. Et une petite cabane à l'abandon. Il y avait plein de jolis papillons, de toutes les couleurs, qui voletaient dans tous les coins. Comme s'ils dansaient, en silence, d'une fleur à l'autre. Des chants d'oiseaux, partout dans les arbres, on était bien. Je vis soudain qu'elle était très rouge. Comme si elle avait pris un coup de soleil. Puis je sentis sa petite main, doucement, se serrer plus fort dans la mienne. Elle me regarda sans rien dire. Puis posa sa tête, très lentement, juste sur mon épaule. Me faisant voir la petite cabane. Elle voulait la voir de plus près. Elle était rigolote, ainsi perdue dans ce champ, on se demandait pourquoi. Enroulant sa main, coquinement autour de ma taille, elle m'entraînait déjà. Tandis que je sentais, un truc bizarre qui me poussait, et m'empêchait de marcher.

La vieille porte en bois, qui était ouverte, empêchait de bien voir. A l'intérieur c'était tout sombre. Et tout frais. Elle passa la première, pour mieux voir, et moi je la suivis. Il faisait brusquement plus frais. Mais avec le passage, du soleil à l'ombre, on voyait rien de rien. Je la sentis lâcher ma main en riant. Exprès pour que je la retrouve dans le noir. Elle ne disait soudain plus rien. Je n'entendais que sa petite respiration haletante. Puis sa main qui me frôla. Et ce fut d'un coup, comme si une queue, poussait dans mon slip. Un truc subitement très long, qui n'arrêtait pas de s'allonger, et me remontait presque jusqu'au nombril. Je l'entendis rire. Puis sa main à nouveau me frôler. Je lui pris la main et je la trouvais. Elle ne disait d'un coup plus rien. Sa main me guida, très doucement, vers son pantalon. Je pouvais maintenant le toucher. Ma main était entre ses jambes. A cet endroit, son pantalon, était tout humide. Et elle serra les jambes doucement. Tandis que sa main, délicatement, revenait me frôler la taille. S'arrêtant brusquement, juste sur le bout de la queue toute dure, qui sortait de ma ceinture. J'entendis sa respiration d'un coup qui s'arrêtait. Tandis qu'elle serrait davantage les jambes. Je sentis un truc qui se mit à gicler d'un coup très fort entre ses doigts. Puis je ne l'entendis plus respirer. D'un coup, elle était immobile. Et je la pris, par la main, pour sortir vite. On entendit le clocher qui sonnait midi. Elle était rouge comme une pivoine. Elle allait se faire gronder c'était sûr. Oubliant les cèpes, en riant, elle me reprit la main. Et on se dépêcha de rentrer. Ce fut au cours du chemin, alors, que je m'aperçus de la tache. Une tache qui s'agrandissait, entre ses jambes, sur son joli pantalon tout clair. Tandis qu'un drôle de parfum flottait maintenant sur moi. Devenant de plus en plus rouge, sans plus dire un mot, elle activait doucement le pas. Comme si elle était, maintenant, de plus en plus pressée. Ou qu'elle voulait, vite rentrer chez elle, pour faire quelque chose. C'est en nous voyant arriver, main dans la main, que sa grand-mère nous regarda. D'un air très sévère et sans dire un seul mot. Elle ne revînt plus jouer, le matin sous le hangar, jusqu'au jour de son départ. Et je ne la revis plus.

Dire que je n'eus plus de nouvelles d'elle serait faux. En fait, elle revînt passer des vacances en mon absence. Demandant un moment mon adresse pour m'écrire. Elle me chercha, finit par s'ennuyer, puis ne revînt plus. Je continuais moi, mes études à Paris, dans un collège de curés. Comme elle dans un collège de bonnes soeurs. Rien que de très banal. Il ne se passa rien d'autre pendant deux ans. Puis je l'oubliais. Elle ne pouvait pas savoir, à moins qu'elle s'en soit doutée c'est marrant mais les filles ont le don pour ça, que mon coeur battait ailleurs. En fait, déjà pour une jolie petite brune.

Ce fut depuis cette année-là, je me dis parfois parce j'avais lu précocemment Le Bruit et La Fureur de William Faulkner avant de la rencontrer, que je me souviens : de sa jolie petite culotte. Et que des poils commencèrent à me pousser. D'abord sous le nez. Puis sur la queue. Quoique bien, peut-être les deux, en même temps.

 

 

 


CITYZENCAT

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