CATSECRET@ LE RONIN Lettre n°1

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LE RONIN (Chap. : La Lettre, n°1.)

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CATSECRET@ LE PETIT CINEMA DE 0h.

LE RONIN

LA LETTRE, n° 1.
(Le Premier Jour.)


Rodez, Le 9.

Suite au rapport, envoyé à Paris, par l'avion du matin.

Fabre dans la soirée, par la navette retour, a reçu un 1er résultat.

Le résultat des recherches, provient du service anthropométrique, du Fichier Central à Paris. L'enquête du Fichier National, recroisée au Fichier International, des Services d'Interpol. Pour la triangulation. Des données. Fabre ne m'en a pas communiqué le contenu. Le Dossier est classé top-secret.

Qui était mon client, sans doute, ne le saurais-je jamais. Un instinct professionnel me fait penser, que j'ai bien fait, de ne pas avoir mentionné à Fabre un détail. Caractéristique de mon client. Histoire de voir, si Fabre, me dira toute la vérité. Ce dont je doute. Ce qui est normal. Puisque c'est son boulot. Et qu'il l'exerce, très bien. C'est son droit. Et son devoir professionnel de réserve. Le plus strict. Il me reste à trouver de mon côté, ce que des services étrangers, ont à voir dans ce crash d'avion. Assez particulier. Et la teneur de son objet réel. Plus exactement, d'un étrange objet de métal, qui y semble lié. Impliquant ma présence dans le dossier.

Fabre m'a annoncé que Paris, envoyait d'urgence, un agent sur l'affaire. Le contact doit avoir lieu, ce soir même, au Restaurant Le Broussy. L'agent ne devant prendre contact qu'avec moi. Mais si je sais où, je ne sais qui, ni comment. Et à quelle heure exacte. Ces mesures de précaution m'amènent à envisager, que l'énigmatique objet de métal que mon client m'a confié hier soir, déplace disons une quelconque importance. Sinon de gros intérêts. Pour l'industrie. Peut-être, de La Défense.

L'ensemble de ces paramètres réunis, garder cet objet en ma possession, devient un risque trop grand. A la fois pour moi. Et pour mon entourage. J'ai dû trouver un endroit sûr, sans risque pour des vies humaines, où le déposer en sécurité. En attendant de le reprendre. A défaut de pouvoir, le confier, directement à Fabre. Suite aux derniers, évènements, survenus entre-temps. Concernant mon client. Et ma secrétaire, seul témoin direct, autre que moi. Dans cette affaire. Dont l'imbriquement, des premiers éléments, suppose une mécanique. Complexe. Dépassant le problème, du simple dossier, d'affaire courante. Ressortant disons, d'une logique mathématique, plus abstraite. Les données du problème, tournant entre la résolution, de deux inconnus. J'appellerai X le service qui a supprimé mon client. Et enlevé ma secrétaire. Le Facteur Y sera l'agent, envoyé, par les services de Paris. Aucune proposition d'échange, pour l'instant, n'est parvenue de la part de X. Je n'ai pas jugé utile d'en parler à Fabre. Le mieux est que Fabre, concernant ce dernier point, ne sache rien. Du moins, dans l'immédiat. Et se contente de l'ouverture de la simple main-courante. Déposée ce matin, par le petit ami, de ma secrétaire. Comme d'autres plaintes, similaires de particuliers, émanant de tout le département. Sans nouvelle d'un proche ayant pris la route. Consécutivement, à cette violente nuit d'orage, sur tout le secteur. Ayant coupé toute communication. Tout départ d'enquête de police, officiel, pourrait être fatal à l'otage. Fabre est un grand policier. Il mesure déjà parfaitement, la complexité et la dangerosité, contenue dans cette affaire. Il comprendra en lisant cette lettre. Lui apportant l'élément manquant du dossier. Si la tournure de cette affaire, éventuellement impliquait la nécessité, qu'il doive lire ce qui suit. Un jour. L'endroit où j'ai déposé le cylindre, au cas où je disparaîtrais, a été consigné dans une autre lettre. Indépendante.

Cette seconde lettre, envoyée, à ton adresse. A ton nom. Tout comme celle-ci. Postée, à un jour d'intervalle. Tu ne devras ouvrir, cette seconde lettre, que dans un seul cas. Dans l'option d'une seule condition. Le cas où Fabre t'apporterait, la preuve irréfutable, que je ne suis plus en vie.

Un dernier détail n'a cessé, durant tout aujourd'hui, de monopoliser ma pensée. De quoi était mort exactement mon client. Lors de notre visite à la morgue, ce matin à L'Hopital Combarel, Fabre a éludé la question. Et dévié toute conversation sur le sujet. La première hypothèse, au regard de l'aspect physique du cadavre, suggère une cyanose. Mais de quelle origine. Et par la source de quel vecteur exact. C'est là, la question. Suite au résultat de l'autopsie, le médecin légiste, étant incapable de se prononcer. La seconde hypothèse éventuelle, serait qu'il pourrait avoir succombé, à la mort à laquelle j'ai échappé. De justesse. Grâce à l'intervention ce matin de Fabre. Avant qu'il m'amène à la morgue. Où j'ai découvert, parmi les cadavres des sept occupants de l'accident d'un avion des usines Latécoère dans la nuit, le corps de mon client. La cause du décès des occupants, du petit avion, étant due à l'impact lors de l'accident. Contrairement, à la cause du décès, de mon client. Retrouvé lui plusieurs heures après. A plusieurs kilomètres, du lieu, de l'impact du crash. Ceci m'entraînant, de ce fait, à une déduction. Liée à cet étrange cylindre. Il pourrait exister quelque part, une autre partie de métal, possédant les mêmes propriétés. Disons, physiques. Défiant toute explication scientifique. Logique. Ou matérielle. Contenues dans le cylindre, ou la partie inconnue, dont je suis en possession. L'ensemble complet, dans lequel le cylindre pourrait venir se rattacher, en constituant la serrure. Où il pourrait s'imbriquer. Disons, comme une clef.

La confirmation de cette hypothèse, devait m'être donnée, dans l'après-midi de ce premier jour. Suite à l'enquête ouverte par Fabre. Sur mon mystérieux, client inconnu, de la nuit précédente. Avant donc la réponse du Fichier Général. Les sept passagers, de l'avion, étant eux tous identifiables.

Pour cela j'ai eu recours, au service d'un ami, médecin à L'Hopital Combarel. M'ayant transmis le rapport, de l'analyse légiste, effectuée sur le huitième homme. Le résultat de ce rapport, au seul usage interne de La Police, tient en ces deux mots : empoisonnement inconnu. Mais la preuve qui devait confirmer, mon hypothèse, tenait dans un autre rapport. Celui-là, informel. A mon seul usage. Suite à l'analyse du comportement, d'une souris cobaye, enfermée dans un caisson hermétique. En présence du cylindre. Le résultat relevé sur la souris cobaye, en tous points, présentant d'identiques ressemblances. Au résultat du rapport, de l'analyse légiste, effectué sur mon client. Pour l'instant je n'en sais pas plus. A l'heure où j'écris cette lettre, je ne dispose, d'aucun autre élément matériel. Expertise scientifique. Indice complémentaire. Ou lien plus probant. Pour émettre une quelconque conclusion. Sinon de ne pas écarter, à défaut, une très simple corrélation. En l'état, logique. Ce cylindre pourrait être la pièce, disons manquante, d'un ensemble d'éléments. Lui, plus important. Intéressant X. Ce qui justifierait, l'enlèvement, de ma secrétaire. Seul autre témoin dans cette affaire, pouvant attester, du lien entre ce 8ème homme. Sans identité. Absent de tout fichier d'empreintes. Non répertorié aux Archives. En un mot, inconnu de La Police. Et mon mystérieux client. Unique élément, de connexion, dans ce dossier. Dans cette étrange affaire. En impasse. L'acharnement éventuel que déploiera X, pour récupérer ce cylindre, apportant la logique conclusion. De la partie manquante. A savoir que cette pièce, de métal, pourrait être la clef. Ou pas. Dont un entier, d'éléments dépend.

En résumé, et comme on peut le constater. Dans la formulation même, de l'énumération de la succession de ces premiers simples faits, les divers éléments épars. D'une mathématique complexe. Cachant un problème. Dont la tentative de synthèse, semble bien moins évidente, qu'il pourrait le paraître. Passé le premier regard. En un mot, la marque, non du hasard seul. Mais d'un imbroglio. Sous la forme d'un syllogisme. Parfait.

Autrement dit, d'une volonté. Et d'une intelligence. Criminelle.

J'écris cette lettre, de ma nouvelle chambre, louée à L'Hôtel Broussy. Fabre n'ayant pas voulu, pour des mesures de mise en place de matériel d'écoute, me laisser regagner mon bureau. Avant, demain matin.

Il est 20h. Le service du restaurant, de L'Hotel Broussy, est maintenant ouvert. Ca tombe bien. Depuis le début de cette affaire, hier soir, je n'ai pas eu le temps de manger. C'est à dire, maintenant presque 24h.

Le processus de la prise de contact avec Y commence.

 

 

 

 


A SUIVRE...

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