CATSECRET@ LE RONIN Lettre n°2

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LE RONIN (Chap. : La Lettre, n°2.)

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CATSECRET@ LE PETIT CINEMA DE 0h.

LE RONIN

LA LETTRE, n° 2.
(Deuxième Jour.)


Rodez, Le 10.

Les évènements qui se sont produits, il y a quelques heures, m'obligent à te divulguer une information. Dont le contenu initial, de cette lettre, ne pouvait pré-supposer la teneur. A l'heure où j'écris ces lignes, X en effet, n'existe définitivement plus. A partir d'ici tu apprendras donc, la partie de l'affaire, qui peut le plus t'intéresser. Du moins la partie, des faits, la plus visible. C'est à dire comment tout a commencé.

Nous sommes le 9. Il y a donc un jour exactement. Il est 0h30. Je vais fermer mon bureau. Ma secrétaire, retenue par une violente perturbation atmosphérique qui s'abat sur tout le département et coupe toute communication, s'apprête à partir. N'ayant pu prendre la route en raison de l'orage. Lorsque l'homme, dont Fabre doit retrouver le cadavre le lendemain, pénètre dans mon bureau. Plus exactement, en force la porte. Du petit pavillon. Privé. Malgré l'heure tardive.

La première chose qui me frappe est sa taille.

Une sorte de géant, un colosse, de presque deux mètres.

Le visage tout sanguinolent. Comme, atrocement, balafré.

Puis la peau, comme lacérée, de ses mains. Des blessures encore à vif. Des plaies ouvertes. Causées non par une lame. Ou par des griffes d'animaux. Aucune d'elles, ne pouvant laisser dans les deux cas, autant de lésions. Multiples. Impressionnantes. Mais non profondes. Comme dans le cas précis de ces marques. Caractéristiques. A part des ronces. Ou des branchages. Stigmates d'une course. Ou d'une fuite dans les bois. Pour échapper à un danger. Face à une terreur. Incontrôlable. Mais pour quelle raison aller dans un bois. Alors qu'il est plus de minuit. Et de quoi un tel colosse pourrait avoir peur. La seconde constatation, qui confirme cette hypothèse, est la boue encore fraiche. Maculant ses cheveux. Son imper. D'une coupe élégante. Déchiré. Et le cuir neuf de ses chaussures de ville. Mais le plus étrange, est la sueur, qui inonde son visage. Alors qu'il fait -4° C au dehors. L'homme me demande, de conserver pour lui, un objet jusqu'au matin. Cet objet est un cylindre. Plus exactement, comme le morceau, d'une pièce de métal. Dont la taille dans la main rappelle une clef de porte blindée. En fait, juste de quelques centimètres. Mais dont le poids, comparativement, est étonnant. Equivalent à celui d'un lingot d'or. D'une densité inouïe. L'homme repart. Sans apporter de réponse. A aucune de mes questions. Ni, sur l'objet. Et voilà de lui, le tout, de ce que je sais. Jusqu'à maintenant encore.

Par mesure de précaution, je décide après cette étrange visite, de ne pas dormir chez moi. Disons une sorte, d'instinct réflexe, qui me sauve la vie. Et je vais louer une chambre à L'Hôtel Broussy. Où Fabre me retrouve, le lendemain matin, en train d'agoniser. Consécutivement à l'appel, de la Direction de l'Hôtel, au Commissariat de Rodez. Concernant une plainte. Suite à un dégât matériel causé par un client. En fait la fenêtre, de ma chambre, que je dois fracasser. Pour éviter de périr. Atrocement asphyxié. Durant mon sommeil. A cause de ce curieux cylindre. Dont la composition inconnue, du métal, est capable de vider une pièce. De l'entier de son oxygène. Etrange propriété physique, à l'heure où j'écris cette lettre, dont je ne sais rien de plus.

La corrélation entre la cause de la mort de mon mystérieux client, et celle dont j'ai failli être la victime, ne me sera donnée qu'après la visite que Fabre me demande de faire. Incidemment. Par la même occasion. Avec lui. A la morgue de L'Hopital Combarel. Pour y découvrir les corps, des sept passagers, d'un petit avion privé. Ecrasé dans la nuit. Et d'un huitième corps. Retrouvé lui, à deux kilomètres, du lieu de l'impact.

Sauf les multiples traces, de scarification sur son visage et le dos de ses mains, je ne le reconnais pas tout d'abord. L'exsanguïté cadavérique, avancée de la peau, en atténuant l'apparence. Gommant les marques des entailles sur l'épiderme. Aucun indice physique ne me permet, de relier le cadavre de cet inconnu découvert par La Police, à l'homme qui est venu dans mon bureau. Dans la même nuit. Donc, juste quelques heures avant. Habillé différemment. Vraisemblablement dépouillé, de verres de contact, d'une toute autre couleur. Moustache rasée. Sans plus aucun cheveux. Totalement méconnaissable. Je ne le remarque pas immédiatement. Ce n'est plus le même homme. Sinon, une particularité physique. Sa taille impressionnante. Seul indice, me permettant de le différencier, des autres cadavres. Ca, d'abord. Et un autre détail, le distinguant, des autres victimes. L'expression de douleur, atroce, déformant ses traits. Les yeux ouverts. Figés dans le vide. Exorbités. La bouche béante. Comme dans un dernier cri. Ou un poisson hors de l'eau. Cherchant une ultime respiration. Contrairement aux victimes du crash. Pour lui, une lente agonie.

La déduction de Fabre est rapide. L'étrange propriété de ce cylindre. L'absence de toute pièce d'identité. De la moindre, marque ou étiquette, sur les vêtements. De toute présence, de papier ou d'objet, dans les poches. La métamorphose, totalement physique, de la victime. Dont les phalanges de tous les doigts ont été brûlées. Méticuleusement. A l'acide. Lié à la disparition, il me l'apprend à cet instant, de ma secrétaire. Seul autre témoin dans cette affaire. Pouvant corroborer, la version des faits, que je lui donne. Tout cela sous-tend une mécanique, trop puissante, pour les moyens dont il dispose. Lui, sur le plan technique. Comme tout autre, Commissariat de Province, devant ce genre d'affaire. Fabre contacte donc, Paris. Et me demande de lui remettre le cylindre. Pour pièce à conviction. Ce que je refuse de faire. C'est mon droit. Et même si Fabre, n'était pas d'accord, ou voulait m'y obliger. Il ne pourrait rien y faire. Puisque c'est mon droit. La loi l'inscrivant. Dans Le Code. Et Le Droit. Protégeant mon métier.

Faisant suite au rapport de Fabre à Paris, Paris annonce à Fabre, qu'il envoie un agent sur l'affaire. Et c'est là le simple destin. Le bête coup du sort. Disons du seul hasard. Alors qu'elle pourrait encore ressortir, juste d'un délit juridique d'ordre criminel, que l'affaire se complique. Puisqu'en envoyant Y, récupérer le cylindre, Paris veut me récupérer. Alors que je faisais tout pour me faire oublier. Ne m'en demande pas la raison. Pour rompre avec leur passé, parfois des hommes, doivent choisir une autre vie. Une autre identité. Ce que je pensais pouvoir faire. Enfin, pour vivre en paix. En venant juste ouvrir, dans cette jolie et paisible province, cette affaire de détective. Un métier banal et tranquille. Comme un autre. Avec l'avantage, d'un exercice, très discret. Dans un cadre idéal. Reposant. Bref le choix, d'un plan de vie, sans histoire. Comme d'autres officiers, à l'âge, de la retraite dans l'armée. Optent pour un plan de cadre. Dans L'Industrie. Ou L'Economie. Vers la trentaine. Pour un recyclage professionnel avant la date.

C'est à partir de là, que l'affaire du cylindre, prend une autre direction. Et va me ramener, avec un passé que je voulais oublier, à une évidence. Comme quoi toujours, dans la vie, tout dépend du hasard. Le petit rappel, discret, du destin. Disons, juste la petite leçon de vacances. La simple évidence, en fait qu'on ne maîtrise, jamais rien. Dans la vie. Pas même sa propre vie. Tous, qui qu'on soit. Quoi qu'on croit être. Où qu'on soit. Et quoi qu'on fasse. Dans le cas, plus précis, avec une variable. Pour un gars comme moi. Quand bien même, il tenterait un jour, de l'abandonner. D'être toujours rattrapé, pour l'avoir exercé un jour par hasard, par cet étrange métier. Dont la singulière particularité, une fois entré dedans, est de n'en jamais pouvoir sortir. Jamais en fait, complètement.

Deuxième morale, professionnelle, plus personnelle. Devant l'envergure soudaine, que prend l'affaire, je peux pas laisser faire ça. Déjà, vis à vis de Fabre. Le genre de type, paisible, et sans histoire. Le policier à l'ancienne. Le gars qui m'aime bien. Et que j'aime bien. Le bon professionnel droit, et intègre, connaissant bien sa profession. Flairant d'instinct le coup tordu. De mon côté connaissant mieux que Fabre, la face cachée de la profession, sachant que cette affaire tordue pourrait lui retomber dessus. Fatalement. Tôt ou tard. Y est bien trop jeune, et trop inexpérimentée, pour la laisser risquer sa peau. Et je dois l'avouer bien trop jolie. Aussi. Peut-être Les Services, comptent-ils, sur ce raisonnement. Dans ce foutu métier, à ce niveau-là, tout est possible. Va savoir. Et comme toujours surtout l'improbable. Vu l'affaire à cet instant c'est ce que je pense. Et à cet instant donc c'est ce que je vois. Avoir ça sur la conscience je peux pas. Je choisis donc l'option, pour la préserver, de lancer Y sur une fausse piste. En fait, c'est là que je fais l'erreur. Et le jeu de X. Il a les moyens. Il contrôle, aussi, à cet étage. Un pro. Confirmation, s'il le fallait que l'affaire, pèse très lourd. Pourquoi, j'en ai aucune idée. Pour quelle raison, j'en sais rien. Aucune fenêtre de visée, éventuelle, sur à quoi tout ça ramène. A part une certitude. Cette affaire, dépasse de loin le simple petit dossier de main-courante, de province. Peut-être, Les Services de Paris. Eux-mêmes. A ce niveau là, rectification donc, plus que du lourd. Une affaire dangereuse. Avec très possiblement, d'autres gars en vadrouille, et sans papiers d'identité. Donc, plus que dangereux. Peut-être pire.

Par une lettre rédigée en caractères a-set, reçue ce matin à mon bureau, X me fixe un rendez-vous à un n° d'immeuble. En démolition. Rue de L'Embergue. Puis de là, dans un pavillon inhabité à louer, rue Grandet. A l'une comme à l'autre, de ces deux adresses respectives, Fabre trouvera des indices. Dans le premier lieu, ce qu'il reste, de ma secrétaire. A défaut du corps. Dans le second, sur un plan routier le tracé exact, du rendez-vous final. Fixé par X. Pour récupérer le cylindre. En échange de Y. Le lieu du rendez-vous, nocturne, renvoyant à un endroit précis. Perdu dans une zone forestière. Absente du plan cadastral. Dans le Bois des Palanges. Sur la route, du lieudit Landrevier. A 3kms de Ste Radegonde. Dans la commune du même nom. Là, où s'est écrasé le petit avion.

Pourquoi ne pas avoir, demandé main-forte à Fabre, me diras-tu. Premièrement. Il me fallait récupérer Y. Vivante. C'était ma seule priorité. La moindre faute, qui aurait pu éveiller les soupçons de X, aurait été fatale à l'otage. Deuxièmement. En me fixant un itinéraire, X à tout instant, pouvait tout contrôler. Le choix de la stratégie, étant de pouvoir me balader, à sa propre volonté. En temps réel. Comme un pantin. Aucune autre possibilité. Ni échappatoire. Dans les deux cas. Ce qui ressemblait, plutôt bien à son raisonnement, d'esprit malade. Doublé, d'une intelligence redoutable. C'est à dire d'une logique criminelle. Imparable. Et parfaite. Pour lui. Puisque faute de tout lien, pouvant ramener à lui, il demeurait un total fantôme. Donc, insaisissable. Et inattaquable. Du moins, le croyait-il.

Comment ai-je pu supprimer X ? Maintenant, je vais te le dire.

Devant m'assurer que Y était vivante, pour que j'accepte de procéder à l'échange, X me laissait la chance de l'approcher. Lui, en personne. Puisqu'il était la seule personne, habilitée, à authentifier ce que je lui apportais. Jusqu'à présent, personne, n'avait pu le voir. Hors ses hommes. Et c'était sa force. C'était la raison pour laquelle, tout aussi logiquement, il supprimait sans pitié. Tout témoin. Pouvant ramener jusqu'à lui. Pour qu'il sache que je détenais, toujours le cylindre, il fallait qu'il ait fait parler Y. Je me doutais des moyens, qu'il avait dû employer, pour parvenir à ses fins. Et le sort qu'il nous réservait. Placer le cylindre dans un contenant, hermétique, était l'unique moyen de le transporter. De ce fait, dans une malette d'acier. C'était la seule solution technique. Et le seul moyen pour X, de vérifier, ce que cette malette contenait. C'était de me laisser l'approcher. Lui, face à face. Le plus près possible. Afin que je lui remette, la malette d'acier hermétique, en mains propres. Pour que lui seul puisse l'ouvrir. Ce que je fis. Après qu'il m'eut prouvé que Y était toujours vivante. C'est là que tout se joua. Lorsque X ouvrit la malette d'acier, et n'y trouva rien, je lui annonçais que j'y avais placé un virus. Un microbe virulent. Dont moi seul pouvait, dans l'heure, lui fournir l'antidote. Mensonge invérifiable. Dans l'état de stress, où se trouvait X, une seule alternative. Soit, un coup de bluff. Mais où était mon intérêt. Ses hommes m'avait fouillé. Je n'avais aucune arme. Je n'avais aucun échappatoire. Il pouvait me tuer sur le champ. Mais dans ce cas alors, jamais, il ne récupèrerait le cylindre. Restait la deuxième solution. La seule autre possibilité était que je dise la vérité. Aussi invérifiable, dans l'immédiat, qu'elle puisse être. Devant l'instinct, de conservation, toute logique cède. C'est la première règle de base.

Seconde règle de base. Loger une arme au creux des lombaires, est le seul endroit, statistiquement où on peut le faire. Sans qu'on la découvre, aussitôt, dans ce genre d'intervention. Au cours d'une palpation hâtive du corps. Ce qui était le cas, dans la configuration, d'une telle tractation. A plus forte raison dans la nuit noire. Et dans la précipitation de ceux qui devaient le faire. Le seul impondérable, mathématique, se résumait à un ultime détail. Il suffisait que X, me donne la fraction, de seconde nécessaire. D'inattention. Alors même qu'il se croyait, à l'abri, au milieu de son groupe d'hommes. Ce qu'il fit. Et ainsi, ai-je pu tuer X. Très simplement. D'une seule balle. Avant même qu'il ne le réalise.

Misant sur le fait probable, que Fabre et ses hommes me pistaient, je tentais ainsi ma chance. En réalisant d'une pierre deux coups. Puisque sur place, Fabre de moi, ne retrouva rien. Sauf, mon arme. Auprès du corps de X. Reposant auprès de quelques uns de ses hommes. Morts dans la fusillade. Tout comme le mystérieux inconnu, de la première nuit, vraisemblablement tous inidentifiables. Tous les autres étant déjà loin. C'est à dire à jamais introuvables. Aucun autre véhicule, que le mien vide, ne fut retrouvé. L'unique balle tirée, par mon arme, était dans le crâne de X. De mon corps, on ne retrouva, aucune trace. L'ultime trace de moi, se perdant pour Fabre, en ce lieu précis. Fabre concluant à mon enlèvement. Par les tueurs. Et donc, à ma mort.

A ce jour aucun rapport de Police, ni aucune rubrique de journal, n'enregistra le décès de X. La tuerie sauvage, sans témoins, du Bois des Palanges. Ni ma disparition. Et de cette histoire, aucune autre personne que toi, n'en connaîtrait la fin. Me concernant. S'il n'y avait cette lettre.

Reste l'énigme de l'élément, le plus important, dans toute cette affaire.

Peut-être voudras-tu avoir en conclusion, une explication, quant à cet étrange cylindre d'acier. Cette clef, de métal inconnu, sans serrure. Défiant toute logique. De physique. Et toute logique. D'explication. J'ai essayé. Je n'en ai trouvé aucune.

Tout ce que je puis avancer, c'est qu'entre cet objet et l'endroit fixé par X, il y a peut-être un lien. Ce lien réside, dans les restes, d'un Fokker trimoteur. Ecrasé à cet endroit précis dans la nuit. Deux jours auparavant. Avec à son bord cinq techniciens des usines Latécoère. Du Centre de Recherche de Toulouse. Cette équipe de cinq techniciens, avec les deux pilotes, était le seul équipage du Fokker. Le Fokker, datant de l'époque de la 2ème Guerre Mondiale, était neuf. Tout autour, du lieu-dit du Bois des Palanges, il n'y a rien. Rien d'autre, à part le vide de la rase campagne. Et des Causses. Sur des kilomètres, la configuration géologique minérale, d'un plateau désertique. Le Bois des Palanges n'est pas en hauteur. Mais à cet endroit, dans une sorte de cuvette naturelle, topographique. L'ensemble de la cime des arbres, du Bois des Palanges, ne ressortant pas de la cuvette. La lecture possible d'articles relatifs, de Centre Presse ou de Midi-Libre, te permettront de reconstituer les faits. Personne n'a jamais compris, exactement, ce que venait faire ce Fokker. En ce lieu. Et en pleine nuit. Personne ne peut avancer, la moindre hypothèse technique, concernant cet accident. Et personne ne t'apprendra ce que j'ai découvert. Dans ce lieu perdu. Des morceaux de métal. D'un métal identique à celui de cet étrange cylindre. Partout épars dans le bois. Plusieurs pièces de métal, aux formes abstraites, d'un mécanisme inconnu. Abscons. Inexplicable. Vraisemblablement qui disparaîtront. Avec les derniers débris, du vieux Fokker, que l'on viendra ramasser.

A ce jour aucun rapport technique probant, ni aucune enquête, n'a pu déterminer les raisons de cet accident. Ni l'origine de sa cause. Matérielle. Exacte. Et dans le cas, d'une éventuelle explication, ne pourra la donner. Sans doute un jour. Du moins, publiquement.

Dans l'enveloppe de cette lettre, se trouve l'enveloppe scellée, d'un second courrier. A l'intention de La Police. Cette seconde lettre contient l'indication. Donnant le lieu, de la cachette, du cylindre. Un dernier hommage. Disons, de service. Que je te charge de remettre à Fabre.

Avec mes amitiés.

 

 

 

 


A SUIVRE...

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